LE SOUFFLE GUÉRISSEUR DES DOULEURS

Harmon Northrop Morse synthétisa dès 1878 une substance baptisée acétylaminophénol, sans toutefois lui attribuer une quelconque propriété médicale. C'est cinquante ans plus tard qu'elle fut commercialisée comme médicament sous le nom de paracétamol.

Antalgique (qui supprime la douleur) antipyrétique (qui supprime la fièvre), bref, le médicament par excellence qui supprime comme Attila le trop fameux Hun (peut-être deux...)

Supprimer c'est tuer. Tuer la poule dans l'oeuf, tuer, l'expression de la défense mise en place par le corps humain, voilà ce que nous a légué notre charmant bambin Harmon, derrière ses cornues et autres béchers.

Comme toujours, derrière une idée géniale se cache le pire. Et l'homme averti doit trouver le juste milieu au risque de se retrouver pris dans les affres des douleurs pire que les précédentes car détruisant le système hépatique.

DOLIPRANE! le mot est lâché. Panacée aujourd'hui, et demain vilipendé. En attendant cette marque m'intrigue. Comment a t'on eu l'idée de l'appeler ainsi? DOLI c'est du latin et on comprend aisément ici le pluriel et donc "les douleurs". Mais prane? En cherchant un peu on voit une proximité linguistique avec PRANA hindouiste qui signifie, en restant simple, SOUFFLE. Ainsi le doliprane serait un souffle qui balaye les douleurs et en même temps supprime la fièvre. Comme maman qui, sur le bobo de son rejeton, souffle avidement en lui jurant qu'ainsi la douleur disparait. Et c'est vrai! Maman était une vraie guérisseuse. Toutes les mamans étaient, sont des sorcières et avaient compris que le souffle de l'amour est plus fort que n'importe quelle douleur. Pour peu que nous restions avec l'alignement de l'enfant, sa force vitale et sa naïveté que Tchouang Tse nous invite à tenter de retrouver.

Mais le Doliprane n'est pas une maman douce. C'est un monstre tentaculaire avec des idées bien noires, opaques et abyssales. Son but est le fric, uniquement le fric. Car il est nécessaire de faire un bref rappel. La douleur est un système merveilleux mis en place pour nous prévenir que nous devons nous arrêter, nous asseoir et réfléchir ou du moins consulter pour cette douleur. Mais la société n'accepte pas les gens qui s'assoient. Elle leur fait comprendre avec force que le temps c'est de l'argent et que si tu ne peux suivre alors...dégage. Nous luttons sur ce temps qui se rétrécit de plus en plus. Notre crainte est de ne jamais avoir le temps de remplir ce temps. Nous remplissions les heures, puis les minutes et maintenant chaque seconde est urgente. Mais après? Espérons que ce confinement sera là pour nous faire comprendre que le temps n'est pas si important. Que les sociétés qui nous poussent au "toujours plus" comme l'autre avec sa Rolex est tout simplement ridicule. Chaque être humain a SON temps. C'est affaire de chacun et là est la magie.

Et la fièvre? Pourquoi des milliers d'années d'adaptation devant des attaques de microbes, virus, bactéries de toutes sortes, l'organisme s'est pourvu d'un système simple, la chaleur. Encore une fois, le feu purifie, nettoie, stimule. Cette façon de procéder tue aussi sûrement les miasmes qu'une pincée d'argile cicatrise une plaie. Alors oui, certes, parfois la fièvre s'affole et il faut la diminuer et la maintenir dans une zone acceptable. Mais les médecins sont là. Comment des médecins peuvent aujourd'hui vendre des apyrétiques dès que la fièvre se manifeste? Quelles études ont-ils fait? A moinsse comme disent les gens du Sud, que cela soit plutôt du aux laboratoires qui leurs permettent de toucher quelques écus supplémentaires discrets et secrets? Je ne sais pas, je me pose la question.

Le Doliprane est sûrement un remède que nous devons avoir dans notre pharmacie, mais que l'on doit utiliser avec parcimonie. La douleur est un indicateur, la fièvre aussi et en même temps un outil de guérison. Alors cessons d'approvisionner les caisses de ces laboratoires qui ne nous voient que comme des cobayes.

J'ai eu une patiente pendant des années qui venait me consulter de Miami! Et oui, je peux frimer. Elle était la petite fille d'un chercheur qui mis au point un fameux vaccin. Elle m'avait dit cette phrase que lui répétait son grand-père: " je vous ai mis à l'abri financier pour des générations, mais surtout, surtout ne vous faites jamais vacciner". Je ne trahirai ni le nom du vaccin ni le nom de cette personne l'ayant juré. Mais il ne faut jamais oublier ce qui ce joue derrière la masse que nous représentons.



698 vues

©2019 by Jean MOTTE. Proudly created with Wix.com